N'avaient-ils pas semé le désordre sur terre ? Ne s'étaient t-ils pas détournés de la voie de Dieu, bouché les oreilles à l'appelau bien et n'avaient pas dévié du chemin droit ?
Dieu répondit à son appel et exauça sa demande. Il envoya Ses anges à ce village aux habitants vicieux, pour leur infliger la torture qu'ils méritaient. Ils s'arrêtèrent en premier lieu à la demeure d'Ibrahim qui les crut juste de passage et les accueillit en toute hospitalité. Mais leurs mains ne se tendirent point vers le repas qu'il leur offrait, ce qui causa son appréhension et sa peur d'eux. Ils lui dirent "Ne craint rien" et demeurèrent chez lui jusqu'à ce qu'ils lui annoncèrent la naissance d'un fils.
Il leur demanda des explications sur ce qu'ils venaient de dire. Il leur demanda "Que voulez vous Ô envoyés ?" Ils lui répondirent : "Nous avons été envoyés vers les gens qui ne se sont pas soumis à l'appel de Loth et par conséquence se sont rangés parmi les criminels. Nous leur infligerons une torture douloureuse et une peine très dure, en punition de ce qu'ils ot commis comme mal et impudicité".
La peine d'Ibrahim fut grande. Il se mit à argumenter avec eux de la cause du peuple de Loth, les priant de retarder le malheur et d'ajourner la torture. Il espérait vraisemblablement qu'il se remettraient à Dieu, cesseraient la perprétation des péchés et renonceraient à leurs activités impudiques. Peut-être aussi Ibrahim avait peur que Loth ne soit atteint par cette adversité, lui qui croyait en Dieu, qui n'appréciait point ce qu'ils commettaient et s'énervait de leurs activités. Pour ces raisons là, il ne méritait pas la puition ni la torture. Les anges lui ordonnèrent de ne pas se tourmenter, de calmer sa peine, et de remettre l'affaire de ces personnes qui persévéraient dans la désobéissance et s'accrochaient aux péchés entre les mains de Dieu. Il l'informèrent que Loth ne sera point frappé par le malheur, et sera sauvé ainsi que sa famille, sauf sa femme car elle penchait vers les incrédules et suivait leurs opinions.
Lorsque les anges quittèrent Ibrahim, ils se dirigèrent vers Sadoum en tant que beaux jeunes hommes.
Alors qu'ils s'apprêtaient à entrer dans le village,ils aperçurent une jeune femme qui puisait de l'eau pour sa famille, ils lui demandèrent l'hospitalité, mais elle craignit pour eux de son peuple. Elle se vit incapables de les protéger et voulu chercher le secours de son père pour leur défense. Elle leur demanda un délai, juste le temps d'aller lui demander son avis. Elle vint vers son père et lui dit :"Père, des hommes jeunes sont présents à l'entrée de la cité. Je n'ai point vu de visage plus beaux que les leurs et je crains que ton peuple n'ait connaissance d'eux et leur cause une infamie".
Le père, c'était Loth, et cette jeune femme, sa fille. Je crois que Loth fut surpris et se mit à questionner sa fille à leur sujet, à lui tirer des informations les concernant, et à lui demander son avis quant à la meilleur méthode à utiliser.
Peut-être hésita t-il à les accueillir et fut-il irrésolu quant à leur accorder l'hospitalité. Il fut tenté de leur envoyer ses excuses et de leur expliquer sa situation, pour qu'ils lui évitent l'affrontement avec son peuple, mais la générosité le prit et sa grandeur d'âme l'encouragea. Il méprisa ces difficultés, fit peu de cas de ces obstacles et sortit vers eux en secret, se cachant des yeux des gens, essayant d'arriver vers ses hôtes avant que son peuple ne lui coupe la route et l'empêche de continuer son chemin car ils s'étaient auparavant interposés entre lui et les humains, lui avaient interdit d'avoir des hôtes, et d'héberger chez lui des passants. Ils avaient sans doute dû le considérer comme une maladie pernicieuse qu'ils avaient craint qu'elle ne se propage, et l'avait vu comme un danger énorme dont ils avaient appréhendi l'oppression, alors qu'il n'était que l'ennemi e leurs vilenies et le négateur de leur corruption.
Loth se faufila en secret et marcha jusqu'à ce qu'il rencontra les anges. Il les accueillit en bonne humeur et les invita à les accompagner. Il les devança vers sa maison, mais les pensées lancinantes tournèrent dans son esprit et les doutes se faufilèrent vers son coeur. Il se lassa de leur hospitalité, craignant que ses gens n'aient vent de leur présence et n'accourent vers eux. Il ne pouvait les défendre contre eux ni repousser d'eux leurs attaques.
Néanmoins il les guida vers sa demeure où ils s'installèrent, et cachant minitieusement leur présence de peur que la nouvelle ne parvienne aux hommes de sa tribu. Sa femme, qui imitait les gens dans leurs activités, propagea la nouvelle et informa ses gens de leur présence et ils ne tardèrent pas à venir en toute hâte, et à accourir vers eux pleins d'espoir.
Loth s'effraya lorsqu'il vit tous ces gens rassemblés, en quête de turpitude et de péché. Il les implora de craindre Dieu, et les invita à dissimuler leurs vices et à renoncer à leurs vilenies. Mais ils étaient tous des vicieux stupides et des impies idiots, pour cela ils n'écoutèrent pas ses conseils et ne se remirent pas à sa volonté. Alors il leur ferma sa porte, et empêcha l'accomplissement de leurs désirs.
Les gens de cette tribu n'avaient aucune pudeur, ou avaient été atteint par quelque folie, à courrir de cette manière à la suite des actions illicites et à étaler de cette façon leurs vices !