Loth 2

Loth pria son Seigneur de le soutenir contre ces gens corrompus, de leur faire subir le plus dur des supplices, et L'implora de les punir de leur impiété et de leur obstination, et de les châtier pour leur impertinence et de leur impudicité. Car ils représentaient la maladie pernicieuse dont on craint le déploiement, et l'organe malade qui devait être amputé.

N'avaient-ils pas semé le désordre sur terre ? Ne s'étaient t-ils pas détournés de la voie de Dieu, bouché les oreilles à l'appelau bien et n'avaient pas dévié du chemin droit ?

Dieu répondit à son appel et exauça sa demande. Il envoya Ses anges à ce village aux habitants vicieux, pour leur infliger la torture qu'ils méritaient. Ils s'arrêtèrent en premier lieu à la demeure d'Ibrahim qui les crut juste de passage et les accueillit en toute hospitalité. Mais leurs mains ne se tendirent point vers le repas qu'il leur offrait, ce qui causa son appréhension et sa peur d'eux. Ils lui dirent "Ne craint rien" et demeurèrent chez lui jusqu'à ce qu'ils lui annoncèrent la naissance d'un fils.

Il leur demanda des explications sur ce qu'ils venaient de dire. Il leur demanda "Que voulez vous Ô envoyés ?" Ils lui répondirent : "Nous avons été envoyés vers les gens qui ne se sont pas soumis à l'appel de Loth et par conséquence se sont rangés parmi les criminels. Nous leur infligerons une torture douloureuse et une peine très dure, en punition de ce qu'ils ot commis comme mal et impudicité".

La peine d'Ibrahim fut grande. Il se mit à argumenter avec eux de la cause du peuple de Loth, les priant de retarder le malheur et d'ajourner la torture. Il espérait vraisemblablement qu'il se remettraient à Dieu, cesseraient la perprétation des péchés et renonceraient à leurs activités impudiques. Peut-être aussi Ibrahim avait peur que Loth ne soit atteint par cette adversité, lui qui croyait en Dieu, qui n'appréciait point ce qu'ils commettaient et s'énervait de leurs activités. Pour ces raisons là, il ne méritait pas la puition ni la torture. Les anges lui ordonnèrent de ne pas se tourmenter, de calmer sa peine, et de remettre l'affaire de ces personnes qui persévéraient dans la désobéissance et s'accrochaient aux péchés entre les mains de Dieu. Il l'informèrent que Loth ne sera point frappé par le malheur, et sera sauvé ainsi que sa famille, sauf sa femme car elle penchait vers les incrédules et suivait leurs opinions.

Lorsque les anges quittèrent Ibrahim, ils se dirigèrent vers Sadoum en tant que beaux jeunes hommes.



Alors qu'ils s'apprêtaient à entrer dans le village,ils aperçurent une jeune femme qui puisait de l'eau pour sa famille, ils lui demandèrent l'hospitalité, mais elle craignit pour eux de son peuple. Elle se vit incapables de les protéger et voulu chercher le secours de son père pour leur défense. Elle leur demanda un délai, juste le temps d'aller lui demander son avis. Elle vint vers son père et lui dit :"Père, des hommes jeunes sont présents à l'entrée de la cité. Je n'ai point vu de visage plus beaux que les leurs et je crains que ton peuple n'ait connaissance d'eux et leur cause une infamie".



Le père, c'était Loth, et cette jeune femme, sa fille. Je crois que Loth fut surpris et se mit à questionner sa fille à leur sujet, à lui tirer des informations les concernant, et à lui demander son avis quant à la meilleur méthode à utiliser.



Peut-être hésita t-il à les accueillir et fut-il irrésolu quant à leur accorder l'hospitalité. Il fut tenté de leur envoyer ses excuses et de leur expliquer sa situation, pour qu'ils lui évitent l'affrontement avec son peuple, mais la générosité le prit et sa grandeur d'âme l'encouragea. Il méprisa ces difficultés, fit peu de cas de ces obstacles et sortit vers eux en secret, se cachant des yeux des gens, essayant d'arriver vers ses hôtes avant que son peuple ne lui coupe la route et l'empêche de continuer son chemin car ils s'étaient auparavant interposés entre lui et les humains, lui avaient interdit d'avoir des hôtes, et d'héberger chez lui des passants. Ils avaient sans doute dû le considérer comme une maladie pernicieuse qu'ils avaient craint qu'elle ne se propage, et l'avait vu comme un danger énorme dont ils avaient appréhendi l'oppression, alors qu'il n'était que l'ennemi e leurs vilenies et le négateur de leur corruption.



Loth se faufila en secret et marcha jusqu'à ce qu'il rencontra les anges. Il les accueillit en bonne humeur et les invita à les accompagner. Il les devança vers sa maison, mais les pensées lancinantes tournèrent dans son esprit et les doutes se faufilèrent vers son coeur. Il se lassa de leur hospitalité, craignant que ses gens n'aient vent de leur présence et n'accourent vers eux. Il ne pouvait les défendre contre eux ni repousser d'eux leurs attaques.



Néanmoins il les guida vers sa demeure où ils s'installèrent, et cachant minitieusement leur présence de peur que la nouvelle ne parvienne aux hommes de sa tribu. Sa femme, qui imitait les gens dans leurs activités, propagea la nouvelle et informa ses gens de leur présence et ils ne tardèrent pas à venir en toute hâte, et à accourir vers eux pleins d'espoir.



Loth s'effraya lorsqu'il vit tous ces gens rassemblés, en quête de turpitude et de péché. Il les implora de craindre Dieu, et les invita à dissimuler leurs vices et à renoncer à leurs vilenies. Mais ils étaient tous des vicieux stupides et des impies idiots, pour cela ils n'écoutèrent pas ses conseils et ne se remirent pas à sa volonté. Alors il leur ferma sa porte, et empêcha l'accomplissement de leurs désirs.



Les gens de cette tribu n'avaient aucune pudeur, ou avaient été atteint par quelque folie, à courrir de cette manière à la suite des actions illicites et à étaler de cette façon leurs vices !

# Posté le lundi 10 novembre 2008 17:28

Loth 1

Ibrahim quitta l'Egypte, emmenant Loth avec lui, Il émigra de ce pays avec une grosse fortune et des richesse abondantes. Ils s'établirent dans cette terre sacrée, mais bientôt il n'y eut plus de place pour les troupeaux, alors Loth s'éloigna de la demeure de son oncle paternel Ibrahim et s'installa dans la ville de Sadoum.

Les habitants de cette villes possédaient des caractères corrompus et étaient de mauvaise foi. Ils ne s'abstenaient jamais de pécher et ne s'interdissaient jamais les actions repréhensibles. Ils étaient les plus vicieux et les plus hypocrites des gens, se conduisaient de la manière la plus hideuse, se comportaient en détrousseurs de route et trahissaient les amis. Ils guettaient tout passant, venaient de tous côtés se rassemblersur lui et lui volaient tout ce qu'ils portait. Ensuite ils le quittaient, se lamantant de sa fortune, pleurant la disparition de son argent. Aucune religion ne leur servaient d'obstacle et aucune pudeur ne leur repoussait. Ils ne se conformaient pas aux paleurs du prêcheur et n'écoutaient jamais les conseils du sage.


Comme si leurs esprits languissant de péchés n'étaient pas satisfaits de toutes ces fautes, et leurs coeurs assoiffés de crime ne se contentaient pas de toutes ces turpitudes, ils inventèrent une énormité à laquelle nul ne les avait précédés, et s'adonnèrent à une action illicite qui n'était venue de personne : Ils sodomissaient les hommes et délaissaient les femmes créées par Dieu et ne leur approchaient point.


Si au moins ils cachaient leur vice ou essayaient de se débarrasser de sa honte et de son mal ! Tout au contraire, ils incitaient les gens à les inviter et à puiser de leur puits. Il persévérèrent tant dans leur égarement que les actions illicites se propagèrent, les péchès se multiplièrent et l'amour des turpitudes s'incrusta dans les coeurs.


Lorsque les gens furent atteints de ce dont ils étaient atteint, aimèrent l'égarement à la bonne direction, préférèrent l'erreur au bon seens et furent accaparés par le diable qui les poussait aux péchés et leur embellisait les passions, Dieu révéla à Loth de les inciter à adorer Dieu et de leur défendre de commettre ces crimes. Il clama haut parmi eux son appel et leur déclara son message, mais leurs oreilles s'assourdirent, leurs yeux s'aveuglèrent et leurs coeurs se voilèrent. Ils s'acharnèrent dans le mal, persévérèrent dans leur vilenie et exagèrent leur tyrannie. Ils ne revinrent pas sur leur égarement, mais plutôt leurs âmes qui les incitaient au mal et leur esprits perdus par la frivolité et possédés par la vilenie, les tentèrent de tirer leur prophète hors de leur communauté. Ils le menacèrent ainsi que ceux qui avaient cru en lui de le chasser hors de leur village, bien qu'il n'ait commis aucun crime à part son détournement de leur péchés, et aucune faute, n'était-ce qu'il était purifié de leur souillure, qu'il n'avait pas suivi leur chemin, leur avait défendu les vices et les avait guidés vers le droit chemin.


Lorsqu'il perçut d'eux une déviation de son obéissance, il les menaça de la Puissance de Dieu et de Son châtiment. Ils ne s'intéressèrent point à ses avertissements et prirent à la légères ses menaces. Il insista en leur fassant la morale et les avertit de la mauvaise issue mais ils n'arrêtèrent pas leurs activités, mais s'y attachèrent de plus et le déffièrent d'apporter le supplice et de leur infliger le châtiment qu'ils méritaient.

# Posté le mercredi 19 mars 2008 17:04

Modifié le lundi 10 novembre 2008 15:17

* Ismaël 4

* La construction de la Kaaba

Ibrahim demeura loin de son fils autant que Dieu le voulut. Puis il lui rendit visite, mais non pour avoir de ses nouvelles ni par désir de le voir, comme il en avait l'habitude. Il était plutôt venu ce jour-là à cet endroit pour une cause importante et une affaire vénérable. Il avait été ordonné de construire la Kaaba, et d'ériger la première maison pour les hommes. Il se soumit à l'ordre de Dieu et en assuma la responsabilité sans craint ni hésitation.

Il hâta le pas vers le Hijaz et se mit à chercher Ismaël .

Il contourna les maisons, les rivères et les tentes jusqu'à ce qu'il le trouva, assis au dessous d'un arbre aux branches hautes et taillant des flèches auprès de Zamzam.

Ismaël le vit venir, il se débarrassa de se qui l'occupait et courut l'accueillir. Le bonheur illumina son visage, ses traits se déridèrent et il se précipita vers lui en jubilant. Le père et le fils ne tardèrent pas à s'embrasser et à se conter leur amour. Après qu'il eurent etteint leur passion et atténué la ferveur de la séparation, il s'assirent et se mirent à discuter. Si tu pouvais les voir, tu aurais perçu les signes de tendresse et d'affection, et senti la joie et l'exultation, de la rencontre de ce fils dévot avec son père compatissant.

Il demeurèrent ainsi un long moment, après quoi ils s'éveillèrent de la griserie du bonheur. C'est alors qu'Ibrahim révéla à son fils le secret important et lui raconta sa cause extraordinaire. Il lui dit : "Mon fils, Dieu m'a ordonné de construire une maison par ici et il désigna du doigt une pente ".Ismaël alors lui fut plus obéissant que le doigt et sa réponse ne fut que soumission et attention.

Puis ils marchèrent vers l'endroit indiquée, emportés par l'espoir, poussé par une force divine qui les soutenait et raffermissait leur volonté. Il se mirent à creuser avec des pioches et à élever les assises de la maison du miséricordieux, tout en priant Dieu et disant : "Seigneur, agrée cette oeuvre de nous, Toi qui entends et sais tout. Seigneur, agrée cette oeuvre de nous, Toi qui entends et sais tout. Seigneur, fais de nous des gens résignés à ta volonté et fais de notre postérité un peuple soumis à Tes lois. Montre nous les rites du pélérinage et pardonne-nous. Car Tu s miséricordieux et clément"[Sourate de la vache - verset 126-127].

Ils ne tardèrent pas à poser les fondations, et l'emplacement du bâtiment apparût. Ismaël apportait les pierres et préparait les outils et les machines tandis qu'Ibrahim construisait. Il y avait sans doute une puissance qui les aidait pour qu'ils puissent assumer cette responsabilité importante et être capables à eux seuls de subvenir à cette lourde tâche.

Le bâtiment séleva, les murs prirent de la hauteur et la main d'Ibrahim ne fut plus capable de toucher le haut de la construction. L e vieillard n'avait plus de force pour porter les pierres à cette hauteur. Il dit alors : "Mon fils trouve-moi une pierre que je mettrais sous les pieds, peut-être pourais-je achever ce que j'ai commencé et accomplir la construction".

Ismaël se mit à la recherche de cette pierre, jusqu'à ce qu'il en trouva une noire, qu'il présenta à son père. Ibrahim monta dessus, et se mit à bâtir tandis qu'Ismaël lui donnait les pierres. A chaque fois qu'un côté était achevé, ils se déplaçaient vers un autre, et à chaque fois qu'un mur était accompli, ils en commençaient un second. Et c'est de cette manière que fut achevée la construction de la maison dont Dieu fit le refuge des gens,que leurs âmes désiraient voir et après lequel leurs coeurs soupiraient, par réponse à la prière d'Ibrahim lorsqu'il dit : "Rends-les sympatiques aux autres hommes. Procure- leur des aliments en vue de T'attirer leurs grâces"[Sourate d'Ibrahim - verset 37].



# Posté le mardi 08 janvier 2008 20:32

Ismaël 3

* Ismaël l'égorgé

Ibrahim n'oublia jamais son fils. Il se rendait quelquefois chez lui, pour se rassurer sur son état et se réjouir par sa vue. Lorsqu'il devint un jeune homme et commença à travailler, Ibrahim vit dans un songe qu'il était ordonné de l'égorger, et la vision des prophètes est réalité et leurs rêves la vérité.

Epreuves après épreuves, malheur
après malheur. Un homme vieux, qui avait tenu face aux jours, avait combattu le temps, et que les années avaient courbé. Il avait toute sa vie espérait un enfant, et lorsqu'il avait atteint un âge avancé, Dieu lui avait fait don d'un fils unique qui l'avait réjoui et lui avait illuminé l'existence. Ensuite il lui avait ordonné de le faire habiter dans une vallée non exploitée, de le laisser avec sa mère dans un endroit désert où il n'y avait pas âme qui vive. Il avait obéit l'ordre du Seigneur, et les y avait délaissés, par foi et croyance en Lui et par soumission à Son impératif. Dieu leur avait tourné leur misère en soulagement et délivrance, et leur avait procuré des moyens de subsistance qu'ils n 'avaient point espérés. Puis il lui est ordonné d'égorger ce fils chéri, qui était son premier-né et son unique ! C'est une calamité qui ferait courber les montagnes bien plantées ! Mais les
malheurs graves n'ont de pareil que les grands personnages.

Les adversités et les épreuves que subit Ibrahim se doivent d'être à sa hauteur et d'égaliser son importance, comme elles se doivent d'avoir le même poids que sa foi et sa croyance en Dieu.

Il se soumit à son Seigneur, obéit à son ordre, accourut exécuter ce voeu, et voyagea jusqu'à ce qu'il trouva son fils, à qui il ne tarda pas à communiquer ce désir qui ébranle les montagnes et arrache les coeurs des poitrines. Il lui dit : "O mon fils, je me vois en rêve entrain de t'égorger. Vois ce qu'il y a lieu de faire".

Il lui exposa cette affaire, pour lui faire un effet doux et plus facile que s'il l'avait pris de force et tué par contrainte. Le garçon prit l'initiative en obéissant et se hâta de répondre : "Fais ce qu'il t'a été ordonné. Et tu me trouveras endurant-s'il plait à Dieu".

Une piété formidable et une grâce extraordinaire de Dieu, une foi inébranlable, et une âme soumise à la volonté de Dieu !

Ensuite il voulut alléger chez son père la peine de perdre un enfant, et le guider vers un moyen de réaliser son but. Il lui dit "O mon père, ligote moi pour que je ne bouge point, déshabille-moi pour que mes vêtements ne soient pas tachés de sang. Car dans ce cas là ma récompense sera amoindrie, ma mère, voyant ces tâches n'en serait que plus triste et verserait beaucoup de larmes, éguise bien ton couteau, et dépêche-toi de le faire passer sur ma gorge pour me faciliter la tâche. La mort est dure et son effet douloureux. Fais mes adieux à ma mère et si tu désires lui donner ma chemise, fais le. Elle pourrait y trouver un peu de consolation pour son malheur, parce que c'est un souvenir de son enfant, il y sentira son odeur et reviendra vers lui à chaque fois qu'elle me cherchera et ne me trouvera pas".

Ibrahim dit : "O mon fils, tu es le meilleur secours dans l'ordre de Dieu". Puis il l'enlaça, se mit à l'embrasser, ils pleurèrent et se lamentèrent.

Ensuite, Ibrahim se dégagea de son fils, l'étendit sur son côté et le ligota par les épaules. Il prit le couteau, et se mit tantôt à le fixer tantôt à fixer son fils. Puis ses larmes coulèrent et ses soupirs se succédèrent par piété et miséricorde pour lui. Enfin, il lui mit le couteau sur le cou et le fit passer sur la gorge. Mais le couteau ne coupa pas, car la puissance divine en avait brisé la pointe et atténuer la raideur.

Ismaïl alors dit : "O mon père tourne ma face au sol, car lorsque tu me regardes, tu es touché par la pitié qui se tient entre toi et l'ordre de Dieu". Ibrahim s'exécuta. Ensuite, il lui mit le couteau sur la nuque, mais il ne trancha pas.

Ibrahim resta perplexe, et la situation lui était pénible. Il se tourna vers le Signeur le priant de lui trouver une issue. Alors Dieu eut pitié de sa faiblesse, exauça son voeu, le délivra de sa tristresse et on lui cria : "O Abraham, tu as exécuté ton rêve. Nous de notre côté, secourons les hommes de bien". [Sourate des rangs - verset 104-105]

Il furent réjouis par la victoire et exultèrent pour leur salut. Ils louèrent Dieu pour avoir repoussé d'eux le malheur et tiré leur tristesse. Ils reçurent la meilleur des récompenses et devinrent dorénavant plus tranquilles, croyants et pieux, c'est bien cela l'épreuve décisive.



Dieu sacrifia pour Ismaïl une bête à égorger qu'il aperçut près de lui, prit sa direction et abattit sur elle le couteau qui était émoussé. Il le fit passer passer sur sa gorge, la bête mourut sur le champ et la terre se couvrit de sang. C'était le sacrifice pour son fils.



Ensuite l'égorgement des bêtes devint un rite auquel s'adonnent tous les musulmans chaque année, en souvenir de l'égorgement d'Ismaïl et en reconnaissance envers Dieu pour Ses bienfaits.



* Ismaïl et Jourhoum



De plus en plus de familles se réunirent autour de leur lieu d'habitation.



Au fil des jours Ismaïl devint un jeune homme robuste, dont la réputation se répandait. Il se mêla à la tribu, parla leur language et apprit d'eux la langue arabe. Ensuite il épousa l'une de leurs filles, s'intégra à eux et leur relation se fit plus étroite. Je ne l'imagine que réjoui par l'achèvement de sa croissance et rempli de bonheur par la présence de tous les facteurs de félicité. Mais le temps est capricieux car voici la mort lui arrachant sa mère. Il fut triste par sa perte, son coeur fut brisé par sa douleur. Elle avait pris en charge dès qu'il était encore au berceau, avait pris soin de lui dans son enfance et l'avait couvert de tendresse à son âge mûr. Elle avait toujours été un soutien dans les calamités et un secours dans les malheurs.



Ibrahim n'avait jamais pu oublier son dépôt ou le fruit de ses entrailles, c'est pourquoi il se rendait fréquemment où il avait laisser sa femme et son enfant pour s'assurer de l'état de son fils. Une fois alors qu'il était arrivé à la mecque, il se rendit au domicile d'Ismaïl où il ne trouva que son épouse. Il lui demanda des nouvelles de son époux, elle lui informa qu'il était parti chercher quelque chose. Puis elle se plaignit auprès de lui de la gêne qu'ils vivaient, de leur pauvreté et de leur vie misérable. Il vit en elle une femme révoltée contre le destin, rancunière envers son sort, non satisfaite de ce que Dieu lui avait réservé. Il jugea qu'elle ne convenait pas en tant qu'épouse à son fils, car elle s'ennuyait de sa vie conjugale et sa plaignait de sa cohabitation avec lui. Ibrahim se détourna d'elle, enfourcha sa monture, après lui avoir demandé de lui transmettre ses saluts. Il lui recommande de dire à son mari de changer le seul de son domicile. Il voulait insinuer par cela qu'il quitte sa femme et la remplace par une autre plus vertueuse.



Après quelque retard, Ismaïl retourna à la maison et, comme il avait senti quelque chose, il demanda à sa femme : "Avons-nous eu des visiteurs aujourd'hui ? "Elle répondit : "Oui, un vieil homme a la description telle et telle a frappé à notre porte. Il m'a demandé de tes nouvelles, je lui ai données. Il a montré quelque attention à ton égard et un désir de savoir comment tu te comportes, je lui ai raconté la gêne et la pauvreté que nous endurons".



Ismaïl lui dit : "T'a-t-il recommandé quelque chose ? "Oui, répondit-elle, il t'envoie ses saluts et te conseille de changer le seuil de ton domicile". Il dit alors : "C'était mon père, il m'ordonne de te quitter". Il s'éloigna d'elle sans aucun regret.



Après un certain temps, Ibrahim revint visiter son fils pour calmer son désir de le voir. Il s'y rendit mais ne trouva que sa nouvelle épouse. Il lui demanda où se trouvait son mari, elle lui répondit qu'il était sorti leur procurer des vivres.



Alors qu'il était sur le point de s'en aller, il se tourna vers elle et l'interrogea sur leur état et leur condition. Elle répondit en louanges et l'informa que Dieu les comblait de bienfaits et leur était extrêmement généreux. Alors son coeur se rassura et il se réjouit de la voir contente, satisfaite et reconnaissante, et il sut que la vie leur était aisée. Il lui ordonna d'envoyer ses saluts à son mari et de lui transmettre de garder son seuil, et il s'en fut vers sa famille.



Lorsque le jour tira à sa fin, Ismaïl revint vers sa maison comme d'habitude. Il conversa avec sa femme et elle lui raconta qu'un vieillard à la belle allure, digne et imposant s'était présenté à leur porte, s'était introduit dans la maison ; et qu'il lui avait demandé de ses nouvelles et qu'elle avait répondu qu'ils vivaient confortablement. Il lui avait aussi recommandé de lui envoyer son salut et de lui ordonner de conserver son seuil.

Ismaïl alors dit : "C'était mon père, et il m'a ordonné de ne point te quitter". Il passa le resta de sa vie avec elle et elle devint la mère de ses enfants.



# Posté le dimanche 18 novembre 2007 07:32

Ismaël 2

* La source de Zamzam

Hajar se résigna au destin inéluctable, usa de patience et demeura ainsi, se nourrissant des provisions et S'abreuvant de l'eau jusqu'à ce qu'il n'y en eut plus. Alors son estomac se creusa et sa salive se dessécha.

Elle supporta cet état, mais ses seins ne tardèrent pas à se dessécher et elle ne trouva plus de lait pour allaiter son fils, ni d'eau pour étancher sa soif. La faim et la déshydratation se firent sentir, le bébé se mit à crier, pleurer et à se lamenter, et sa mère avait l'âme fendue et ses larmes coulaient, intarissables. Elle souhaita pouvoir le désaltérer par ses larmes, mais comment !

Elle essaya de trouver une issue à cette impasse. Voir son fils tordu par la faim et sur le point de rendre l'âme lui faisant l'effet d'une pointe au coeur. Alors elle le laissa à sa place, et s'en alla, errante, courant et pressant le pas, soulevée par l'état de son fils, attristée par ses pleurs et gémissements. Elle se mit à chercher de l'eau et de la nourriture jusqu'à ce qu'elle atteignit le mon Safa. Elle rebroussa chemin, effrayée, brûlée d'angoisse par l'affliction de son fils unique. Elle se dirigea vers un mirage qu'elle avait cru de l'eau au pied du Mont Marwa. Lorsqu'elle l'atteignit, elle ne trouva rien. Puis elle s'en fut à nouveau vers son premier but, et retourna encore une fois à son second but. C'est de cette manière qu'elle consuma ses forces sept fois de suite, alors que le bébé criait et vociférait, lui déchirant le coeur par sa voix.

O Seigneur ! Miséricorde ! Voici un bébé qui a la bouche si sèche qu'il ne peut plus pleurer, et qui a si besoin de nourriture qu'il défaillit ! Et voilà une mère qui voit son fils unique rendre l'âme alors qu'elle ne trouve pas de secours dans sa solitude ni de consolation pour son affliction ! La voilà maintenant grattant la terre avec son pied, donnant des coups de pied aux rochers, peut-être auraient-ils pitié de lui lorsque les coeurs s'étaient endurcis, et compatiraient avec lui lorsque l'aide se faisait rare.

Elle frappe et frappe quand soudain l'eau jaillit dessous ses pieds ! Des rivières pourraient couler de ses pierres !

Elle vit la miséricorde de Dieu l'envelopper et sa sollicitude la couvrir. Elle s'assit, exténuée, la sueur coulant de son front, puis se retourna vers l'enfant avec ferveur, étanchant sa soif et mouillant ses lèvres par l'eau et fut réjouit de voir la vie couler dans son corps. Il s'élançait vers elle avec ferveur, elle l'étreignait et lui tapotait avec la main. Puis elle lui essuyait les larmes et le divertissait de sa peine et sa tristesse. Lorsqu'à la fin elle fut rassurée sur l'état de son fils, fut sûre de son salut et retrouva la joie de le voir vivant, elle se désaltéra et reprit vie. Le nuage gris qui l'avait enveloppée un certain temps s'était dissipé, par la grâce de Dieu et Sa bienveillance.

Cette souce d'eau est toujours présente. Les pèlerins se rassemblent autour d'elle et accourent vers son bassin, espérant en avoir une goutte ou revenir après en avoir bu une gorgée.

La source attira les oiseaux qui planaient et tournoyaient au dessus d'elle. Un groupe de Jourhoum qui marchaient près de cette endroit, virent les oiseaux attérir sur cette place et la survoler. Ils savaient que les oiseaux ne se dirigeaient que vers l'eau, alors ils envoyèrent quelqu'un vers cet endroit pour les informer de ce qu'il y trouvait. Quand il y alla et découvrit l'eau, il revint vers eux pour leur communiquer la bonne nouvelle. Ils s'y rendirent en groupes et certains d'entre eux en firent leur demeure. Hajar fut contente de leur présence, trouva le repos en leur compagnie et loua Dieu pour lui avoir emmené des gens qu'elle aimait.

# Posté le jeudi 01 novembre 2007 10:10